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Interview de Tetra Hydro K.

Rencontre étonnante et détonante avec Krilong et Kanay, les deux membres du groupe dub steppa Tetra Hydro K. accompagnés de leur complice ingénieur du son Rémi. Ambiance détendue pour cette interview quelques heures avant de monter sur scène au Festival Jardin du Michel en Lorraine dans le cadre de la JFX Label Party... L'équipe nous a d'ailleurs offert un live électro énergisant, transcendé notamment par un saxophone aux accents hypnotiques.
Un seul conseil : outre la découverte de leurs EP dont le dernier est récemment sorti (Infusion de Delay), précipitez-vous s'ils passent en concert près de chez vous. Voilà la promesse d'une expérience inoubliable !

Trip-Hop.net : Bonjour Docteur Kanay, Docteur Krilong, pouvez-vous vous présenter, ainsi que vos spécialités respectives ?

C : Cyril, Krilong donc, saxophoniste, clarinettiste, melodica, et compositeur aussi...

K (prononcer Kanaï) : Je m'occupe de la partie machine, rytmique, basse, le côté plus agressif, plus dancefloor, et sur scène, duber les synthés... On construit les compos en amont avec Cyril, qui est plus sur la partie mélodique...

C : J'ai fait pas mal d'années de conservatoire en saxophone et Kanay a joué pendant des années en free party ; du coup c'est une belle rencontre qui donne une sorte de mélange, dansant et musical, harmonieux et planant...

K : Et Rémi !

Rémi : L'accompagnement, la façade pour duber le dub, comme ils disent ! Sonoriser tout ce petit monde...

Trip-Hop.net : Votre formation est née un peu par hasard... Vous venez d'où ?

K : Rémi et moi, on vient de Besançon. Avec Cyril, on s'est connu quand il habitait Dijon ; maintenant il est à Genève. Entre temps, j'ai vécu sur Montbéliard, en Espagne. Mais sur les flyers, ou les programmes, Besançon est souvent indiqué parce que c'est là qu'est basée le Citron Vert, association qu'on a rejointe... qui avant avait des salariés, mais maintenant n'en a plus... Mais à l'époque des salariés, c'était promotion de tous les artistes de musique électro de la région, création de festivals, d'événements, programmation, et puis toute une partie sur des formations pour apprendre à faire de la musique électronique...

Trip-Hop.net : A ce propos, comment se passe la compo des tracks en laboratoire, ? Parce qu'apparemment, il y un labo et je m'intéresse au côté scientifique de la chose...

Rémi (désignant Krilong) : Lui, au fond du CERN (*), il fait de la musique !

C : Oui, je bosse dans la physique (rires) ; on a chacun nos travails respectifs...

K : Vu que j'habite vers Besançon et Krilong vers Genève, on ne se voit que le weekend, où souvent d'ailleurs on a des concerts... Donc finalement, chacun bosse sur des tracks en semaine de son côté... dès qu'on se voit le weekend, on s'échange des morceaux, puis on se remixe l'un, l'autre.

C : On échange les morceaux, on les fait tourner vu qu'on est rarement ensemble.

K : C'est un aller retour, chacun va mettre sa touche dessus. En revanche, parfois on se voit vraiment tous les 2, on reste un weekend ensemble et on compose des morceaux du début à la fin.

C : Ca dépend du planning !

(*) Centre Européen de Recherche Nucléaire basé à Genève

Trip-Hop.net : A quel moment vous sentez que la réaction prend ?

C : Quand on voit que l'autre danse, on sait que c'est validé !

K : Et si tu danses tout seul devant tes enceintes, c'est déjà à moitié gagné ! On est notre premier public.

Trip-Hop.net : J'ai toujours énormément de mal à classer les artistes dans des styles : vous vous situez où exactement ? Ou finalement les classements, ça n'a que des effets indésirables ?

C : C'est un problème qu'on rencontre beaucoup, vu qu'on est un peu hybride au niveau des styles de musique : on aime pas mal de choses assez variées et on a envie de tout mettre dans notre live ou dans nos compositions. Je vais te citer l'exemple du Peuple de l'Herbe, groupe qui approchait plein de styles de musique totalement différents, mais qui restait cohérent, qui racontait une histoire dans leur live. Eh bien, là, on fait un peu la même chose, en passant par la drum'n bass ou la jungle ; il y a aussi des nappes de trip-hop derrière, tout est un peu mixé...

K : Il y a aussi des sonorités un peu transe goa, plus hardtek, hardcore...

Trip-Hop.net : Vous avez sorti votre quatrième EP il y a 2 jours : Infusion de Delay... Quelle sont les ingrédients de cette nouvelle recette ?

K : Techniquement, c'est même le cinquième, mais il y en a un dont on a pas trop parlé... On avait sorti un EP de remixes, ce n'est pas vraiment tes morceaux, mais en même temps un peu, si... Bref, Infusion de Delay, oui, c'est le quatrième...

C : Il est plus electro, on va dire ! Il y a toujours quatre pistes dans quatre styles différents, mais une alchimie qui change à chaque fois. Ca passe par la transe, le dub avec des grosses voix de rastas...

K : Et un côté un peu plus obscur, plus noir...

Trip-Hop.net : Visiblement, c'est une tendance qu'on observe sur pas mal de dernières sorties dub : Kaly Live Dub par exemple...

C : Ils sont dans nos influences, beaucoup High Tone également, leur dernier album est plus sombre... Mais en live, ça change aussi ! On parlait du côté dansant  : sur scène, on a aussi des tracks qui sont super joyeuses !

K : C'est vrai qu'on a eu du mal aussi à faire un choix : on sort un EP quatre titres, mais à côté de ça, on aura composé vingt chansons en six mois ! Du coup, il faut rester assez cohérent, et en même temps, les tracks partent dans tous les sens... Ce n'est pas facile de les mettre ensemble, de choisir leur ordre... Et là, tu n'as que quatre chansons, mais élaborer la tracklist de quatre titres, c'est déjà super dur...

Trip-Hop.net : Le format court, c'est la formule qui vous convient le mieux par rapport à un album complet ? Une sortie par an ?

C : Pour la suite, on pense faire un album complet... Après, on préfère sortir quelque chose de plus efficace, quatre tracks qui sont bien, dont on est contents, dont on a rien à dire, qui vont vraiment nous plaire et nous toucher, que de faire un douze pistes où il y aura des bas... Et le format numérique veut un peu ça aussi : on a tendance à cliquer sur la piste suivante... Du coup on sort quatre titres que les gens vont vraiment écouter, plutôt que douze titres où ils vont zapper. Et puis une sortie par an, ça fait plus d'actu !

K : Pour moi, tu ne sors pas un CD digital, tu sors un CD physique. Sortir un album de douze pistes juste sur internet, je trouve ça dommage... Et pour sortir un CD, c'est tout de suite plus compliqué aussi : il faut gérer la distribution, la presse, etc... C'est un autre coût : est-ce que les labels ont envie de sortir maintenant des CD de petits groupes, ce n'est pas dit... Ils n'ont plus les moyens comme avant de le faire...

Trip-Hop.net : Votre EP est en free download : quels sont les raisons de ce choix ?

K : Le téléchargement libre te permet de beaucoup plus diffuser ta musique : les gens n'ont pas besoin d'acheter, ils ont juste besoin de télécharger, la musique passe plus vite de mains en mains... Et plus tu es écouté, plus tu as de chances d'aller faire des concerts ! Et c'est ce qui nous intéresse, de faire des concerts ! Qu'un type écoute notre musique et se dise : "j'aime ce qu'ils font, ce serait sympa de les programmer !". Quelque chose qu'on doit acheter, les gens vont moins facilement faire la démarche : aller sur internet, sortir ta carte de crédit, rentrer ton numéro...

C : Je ne sais pas si ça se dit vraiment en interview (rires), mais de télécharger la musique, à écouter comme ça... Nous c'est vraiment le live qui nous passionne ! De faire une sortie gratuite, on a pu se le permettre, donc autant en profiter et faire profiter les gens de cette opportunité. Nos rentrées financières sont pour le live...

Trip-Hop.net : Et concernant vos EP, vous cherchez longtemps les titres de vos albums, le clin d'oeil est important ?

(rire général) K : Ah, les titres d'EP, c'est l'horreur à trouver ... Mais il y a toujours un jeu de mots, et c'est toujours des conneries qu'ont sorties des copains. Pour Dirty Wawash (ndr : leur premier EP), par exemple : un wawash, chez nous, c'est un hippie, un type qui met des habits en laine et va jouer du djembé dans un parc... C'est la caricature du hippie, quelque chose de poussé, pas forcément péjoratif. Vu qu'on est dans une asso qui fait dans la musique électronique et qu'on fait dans le dub, on a toujours été les wawashs de l'asso ! Un soir, après un concert où on avait bien envoyé le son, un de nos potes nous a sorti : "en fait les gars, vous n'êtes pas des wawashs, mais des dirty wawashs !". C'est génial, il faut utiliser ce genre de trucs pour un EP !
Pour le tofu (ndr : Indigestion de Tofu, leur deuxième EP), un pote avec qui je fais de la musique, me disait : "ah les gars, vous êtes des rastas, vous mangez du soja et du tofu, des graines..." Je vais manger chez lui un soir, "tiens, me dit-il, je t'ai fait du tofu, tu vas être trop content !" ben, c'était vraiment pas bon... Voilà, c'est un clin d'oeil...

Trip-Hop.net : Et la question "dub pour les nuls" : vous pouvez m'expliquer ce qu'est le delay ?

(rires) C : Le delay, c'est ce qu'on peut appeler aussi un écho, un son qui va se répéter...

K : Comme quand tu es dans une vallée et que tu cries...

C : Et c'est un effet qui est très, très courant ; le dub est basé un peu sur cet effet là. Le delay, c'est notre clin d'oeil dub qu'on a voulu extrapoler à plein de choses...

K : Infusion de plantes pour le côté hippie encore... On aime l'autodérision, jouer avec les mots... Et puis le côté visuel a son importance aussi...

Trip-Hop.net : Ah, tu devances mes questions ! Qui s'occupe du graphisme pour les pochettes de vos albums ? Il y a une ligne conductrice ?

K : On a deux graphistes qui ont bossé avec nous : Garga Méli qui a fait le visuel du premier EP et des 2 derniers ; et Alex PF (qui a un blog "c'est tous des cons sauf Maman") nous a fait celui d'Indigestion de Tofu, dans un registre plus BD, plus drôle... Garga Meli, je suis vraiment ultra fan de ce qu'elle fait : elle avait conçu l'affiche d'un festival organisé par le Citron Vert, le Reggae Electro, où elle avait dessiné des singes tout psychédéliques, perchés dans un arbre en train de jouer de la musique... Et je trouvais que ça collait assez à l'ambiance de ce qu'on voulait faire... Il y avait déjà à l'époque des fioles de chimie sur l'affiche... Et on s'est dit que ce serait bien de travailler avec elle car elle a saisi l'essence du duo.

C : Oui, un vrai coup de coeur, car c'est vraiment magnifique, ce qu'elle fait...

K : Et ça lui prend du temps, elle dessine et colorise tout à la main.

Trip-Hop.net : Comment transformez-vous le travail studio en création scénique ?

C : En fait, c'est un peu paradoxal, mais ça se passe dans l'autre sens. Vu qu'on ne se voit pas souvent et qu'on n'a pas beaucoup le temps de répéter, tous nos tracks sont déjà prévus directement pour le live : on les compose dans cette optique. Ensuite, on va les réarranger pour le studio. Comme on se développe vraiment en live, c'est notre démarche et là où on est efficace !

K : On joue toujours les tracks des EP en live avant de les sortir. C'est testé sur scène : ceux qui nous voient en concert entendront les titres avant qu'ils ne sortent en EP !

Trip-Hop.net : Cela veut dire que je vais entendre des inédits ce soir ?

C&K (en choeur) : Bien sûr ! (hourra de l'intervieweuse)

Rémi : Il y a plein de tracks joués en live qui ne sont jamais sortis en EP d'ailleurs...

K : Oui, qu'on a gardé juste pour nous... Quand les copains ou d'autres nous les demandent, on les passe sans problème... D'ailleurs on se disait même encore cet après-midi que ce serait bien de tout mettre sur des torrents pour que les gens puissent télécharger gratuitement les titres... La musique, je pense qu'il faut diffuser un maximum ! Internet te permet vraiment cet accès  ! Il y a des millions de gens qui font de la musique, qui ne sont pas connus et font des trucs qui déchirent : tu peux passer ton temps sur bandcamp, soundcloud...

C : Ou Trip-hop.net ! J'y ai découvert plein d'albums sympas !

Trip-Hop.net : Et vous osez l'impro en live avec les instruments ?

C : Ah, je peux en parler, parce que je suis le saxophoniste sur le live et il y a beaucoup, beaucoup d'impro ! Il y a même un track ce soir que je n'ai jamais répété... Ca sort du coeur, voilà ! Et même les tracks qu'on a joué pas mal de fois, que je connais par coeur et que je pourrais jouer presque machinalement, eh bien, je les joue toujours de façon différente suivant l'humeur, suivant le public... Le côté saxo, ça aide vraiment pour ça, je peux moduler...

K : Par exemple, on a travaillé une résidence à la Rodia pour créer un projet avec des mappeurs. On a répété pendant 3 jours avant de faire un concert de restitution ; on a calé la première track avec Rémi l'ingé du son, pour qu'elle sonne bien à la console, et au final, on n'a même pas commencé par celle là !

Trip-Hop.net : J'ai donc une question pour Rémi : ça va, tu arrives à suivre ?

R : Oh, plus rien ne m'étonne avec eux ! Il y a de l'improvisation et c'est cela qui est bien dans le fond... Ce n'est pas toujours trop carré, mais on rigole, ça laisse des bons souvenirs à chaque fois ! Et puis le résultat est quand même toujours au rendez-vous... Il n'y a que quelques secondes à courir après les faders... Et l'expérience fait que je ne leur demande même plus de playlist avant de jouer, parce que de toute façon, ils ne les respectent jamais ! (rires) Mais comme on a bien bossé en résidence, les choses sont bien calées et donc ça roule !

K : C'est de l'impro, mais travaillée en amont ! Et dès qu'on a composé une nouvelle track, on profite des balances pour l'écouter avec le gros son de la scène. Encore tout-à-l'heure, on a en a testé une : j'avais passé ma semaine à la mixer et là, boum, tu la passes et tu te rends compte si ça pète en live...

Trip-Hop.net : Vous allez développer des projets côté live ?

K : Oui ! Avec les Nushi Soup ! Ce sont des types qui sont aux Beaux-Arts, qui sont un peu bizarres et très gentils en même temps ! Des amis de Besançon, très axés sur tout ce qui est video, mapping, scénographie... Ils ont recréé tout un décor, tout le laboratoire de Tetra Hydro K en fait, en s'inspirant des visuels de Garga Méli.

C : Il y a tout un système de tuyaux avec du liquide qui coule au rythme de la musique, qu'on peut contrôler depuis la régie, des hologrammes, bref, un côté visuel super travaillé.

K : Pendant 6 mois, on a fait le tour de tous les Emmaüs de la région pour acheter des fioles de chimie, du matos... Un coloc des Nushi, Jocelyn, est à fond dans tout ce qui est machinerie : Il a essayé avec des pompes d'aquarium, ça n'allait pas, il a acheté des pompes plus grosses... Très gros projet pour nous...



Trip-Hop.net : Côté booking, vous êtes chez Jarring Effects : comment êtes vous arrivés chez eux ?

K : On travaille en partenariat, ils nous cherchent des dates et on en trouve aussi par nous-mêmes. Initialement, j'étais salarié dans l'association du Citron Vert avec deux autres personnes, Vincent et Tomtom. Quand Vincent a quitté le Citron, il est parti travaillé chez Jarring en booking...

C : Au final, il sentait qu'il y avait du potentiel et il nous a pris au passage...

Trip-Hop.net : Ce soir, ça se passe à la Cabane du Michel pour vous...

K : OUUUAAAIS, Michel, on va brûler ta cabane !!!!!!

Trip-Hop.net : Oui, alors, j'ai vu cet avertissement sur votre page facebook hier : c'est quoi ces déclarations de pyromanes ?

(rires) K : Euh, on a essayé de faire un peu de pub quand même ? C'est bien de jouer dans un grand festival, mais tu joues en même temps que des têtes d'affiche... Kaly Live Dub, Lyre Le Temps...

C : Et puis le public des festivals en général est beaucoup plus réactif au sons plus electro, et comme c'est notre touche... Et on est toujours très, très bien reçu dans ces lieux là... Et on sait que ça va brûler ! On a déclaré la guerre sur le dancefloor !

Trip-Hop.net : Question francomtoise : cancoillotte, morteau ou les 2 ?

K (rire) : ah non, je dirais Mont d'Or, Morbier, Morteau !

Trip-Hop.net : Question lorraine : mirabelle liquide, solide ou les 2 ?

Réponse générale : liquide !

Trip-Hop.net : Les questions rituelles maintenant : une recommandation aux lecteurs de Trip-Hop.net ?

K : le Let It Roll Festival en République Tchèque : si tu aimes la drum'n bass, il faut aller là bas, il y a sept scènes dans un hangar militaire désaffecté, genre Teknival de la drum'n bass, mais version propre. En musique, c'est trop compliqué... trop d'influences...

C : Peut-être le dernier High Tone, Ekphrön, parce qu'ils sont sortis du modèle dub classique, c'était couillu de le faire.

K : Je dirais U.Stone, un mec qui fait du son depuis longtemps, mélange de plein de styles...


ndr : remixes par U.Stone sorti le 16 juin dernier

Trip-Hop.net : Trip-Hop.net fête ses 15 ans : est-ce qu'un webzine comme le nôtre a encore sa place avec les plateformes de streaming ou les réseaux sociaux ?

C : Je trouve que c'est bien d'avoir encore des personnes qui référencent et font le tri, car avec le streaming, il y a trop de musique à découvrir, on ne peut pas tout écouter. Cela fait une sorte de pré-sélection, avec une bonne oreille pour le coup, car je n'ai jamais été déçu par ce que vous proposiez. Il n'y a pas tant de sites qui le font.

K : Et puis le fait de lire un article ou de l'écouter en streaming, ce n'est pas la même chose : le côté journaliste est un plus !

C : Oui, il y a l'histoire, l'explication de l'album, on ressent les gens qui sont derrière tout ça...

K : Et à force de lire les chroniques, tu reconnaît ce que le mec aime ou pas, et tu peux ne pas être d'accord avec lui, c'est ce qui est rigolo aussi...

Trip-Hop.net : Un dernier mot ?

K : Bon anniversaire et un grand merci d'avoir chroniqué nos EP !

C : Et un coup de coeur pour Trip-Hop.net que je suis depuis des années !

Propos recueillis par : Lacar.
 

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