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Entretien avec Bonnie Li

Deuxième interview réalisée au T.O.T.E.M. lors du Festival Souterrain Corps Limites avec la pétillante Bonnie Li, accompagnée de son complice Elia, quelques instants avant leur passage sur scène... Dans une loge façon tente au milieu du désert, la chanteuse-performeuse, valeur montante de la scène electro, et son machine man nous ont retracé leur parcours et présenté leurs projets... Entretien placé sous le signe de la bonne humeur, entre une Bonnie à l'énergie contagieuse et un Elia, amusé et flegmatique :

Trip-Hop.net : Bonjour, qui es-tu, Bonnie Li ? Peux-tu nous résumer ton itinéraire jusqu'à la sortie de ton premier vinyle en 2009 ?

Bonjour !
En gros, je suis une chanteuse performeuse, auteur-compositeur-interprète qui fait de l'électro-trip-hop. Avant de me lancer en solo, je faisais partie d'un autre groupe, qui s'appelait French To Kiss : on faisait aussi de la trip hop, mais plus chanson, plus pop aussi. Ce projet a duré trois ans, mais s'est terminé parce que j'avais besoin d'indépendance et parce qu'on ne faisait pas assez de live aussi. Avec ce premier projet, j'ai acquis ma loopstation, que souvent les guitaristes utilisent pour se looper : tu appuies sur une pédale, tu enregistres ton gimmick, tu rappuies et ça joue en boucle... Après tu accumules des couches et des couches. Moi, je fais exactement ça, mais avec la voix, et en fait cette bécane m'a vraiment ouvert les yeux, ça m'a complètement transcendé... Je me suis dit "je peux tout faire avec ce truc" ! Du coup, je suis partie en solo avec la pédale expérimenter mes p'tits bouts d'chansons complètement décousus, et j'improvisais : j'arrivais dans des lieux, je me pluggais, je demandais des thèmes aux gens et je jammais dessus. C'était l'été 2009, je suis partie visiter Berlin...

Trip-Hop.net : Berlin a été un tournant dans ta manière de concevoir ta musique et ta carrière ?

Ca a été un vrai tournant car Berlin a été la ville qui m'a donné envie et donné confiance en moi aussi... qui m'a facilité les choses en fait : c'était facile d'être bookée, c'était facile de faire des performances, alors que mon projet n'était pas encore du tout abouti ; c'était facile de montrer au gens que je voulais essayer quelque chose et de le monter comme ça sans trop savoir où j'allais... C'est une ville pleine de possibilités : j'ai été invitée par des copines dans l'événementiel, qui gravitent beaucoup dans le milieu queer... Ma première scène a du coup été la scène queer electro lesbienne féministe, ça m'a ouvert des portes. J'ai fait un petit jam dans un lieu culturel-alternatif-queer, et j'ai eu la chance d'être découverte par Chra qui est fondatrice et directrice artistique du label électro autrichien Comfort Zone ; elle m'a dit "ce que tu fais, ça me parle, est ce que tu as envie d'être sur mon label ? Je te presse un vinyle"... Puis j'ai été bookée au Ladyfest à Berlin et mes débuts en solo sont vraiment liés à cette communauté Queer, surtout en Allemagne, puis en Autriche... A ce moment, je me suis dit "la loopstation, c'est génial, mais il faudrait maintenant structurer ça en morceaux" : j'ai bossé pas mal mes instrus à la maison, et je me suis acheté un sampler pour pouvoir les balancer en live.
Donc pendant trois ans, j'ai navigué toute seule, ma valise, mon mégaphone, ma pédale, mon sampler "on the road" en One-Woman-Band... Et c'est une super école !

Trip-Hop.net : Comment un jeune artiste essaie-t-il de se faire remarquer ? La scène indé, faut trimer ?

A mes débuts, je n'ai pas eu vraiment de problèmes à être programmée, parce que ça restait hyper underground, hyper alternatif, et du coup j'avais ma place là-dedans en tant que performeuse-live. Ma musique était un peu chaotique, très punk dans l'âme, du coup j'étais plus bookée pour des minis lives que dans de vraies programmations concert. Il y avait des spots pour moi, un peu partout, surtout dans les soirées underground. Je suis partie en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Belgique un peu, mais pas trop en France. Ca m'a permis d'expérimenter énormément, de rencontrer beaucoup de gens.
A un moment, je me suis dit "tu rentres à Paris, tu travailles ton son". Parce qu'au niveau du son live, je n'avais pas la qualité que j'ai aujourd'hui : ce n'était pas assez travaillé, il fallait passer au niveau supérieur. On est dans la musique, on n'est pas dans le côté art contemporain non plus : tu veux faire de la musique ? Bosse la musique !
J'ai donc fait deux écoles : une professionnelle aux métiers de la scène, et une autre centrée sur les musiques alternatives, solfège à mort, j'en avais vraiment besoin pour avoir de bonnes bases. Tout en continuant de tourner à l'étranger, je me suis enfermée chez moi pour travailler mes sons.
Ce qui m'a permis d'être un peu plus connue en France, ce sont les tremplins et les concours : Marsatac, où j'ai été accueillie comme une princesse, alors que ce que je faisais à l'époque était vraiment... (rires)... très brut. Mais j'ai eu un super accueil et de bons retours, très bonne équipe, bien entourée, un peu de radio, un peu de buzz... J'ai trouvé pas mal de booking après, étrangement surtout sur la région parisienne... Et l'année d'après, les Francopholies de la Rochelle... Mais c'est vrai que ça ne reste pas évident de se faire booker, on reste dans un style que les gens qualifient de "marginal" : la trip-hop, les gens ne connaissent pas forcément, cette scène n'est pas ultra développée en France.

Trip-Hop.net : Ton parcours et ta musique sont indissociables de la scène. Tu écris et composes pour le live avant tout ?

Moins qu'avant. Auparavant, j'étais dans le brut, la prise de risque. Maintenant, c'est beaucoup plus construit, structuré, travaillé. Après presque trois ans à tourner toute seule, je suis arrivée à la limite de ce que je pouvais faire en solo, et puis être à la fois sur ma pédale, mon sampler, mon mégaphone et mes deux micros, je me dispersais... Et surtout, tu as ton public en haleine et tu perds la communication avec lui ! J'étais frustrée de cela, de me perdre parmi toutes les manipulations que je devais faire...
J'ai décidé alors de chercher un machine man, et j'ai rencontré Elia. On a énormément travaillé le son, tous mes samples, car en live je voulais que ça déboîte... Il y a toujours une part de risque cependant : cela fait un an qu'on bosse ensemble avec Elia, mais sur scène, nos machines ne sont pas synchronisées entre elles, du coup on doit être hyper calé...

Trip-Hop.net : L'équipe s'est donc agrandie... Comment vous êtes-vous rencontrés avec Elia ?

Elia : On a des amis en commun et on a tout de suite sympathisé. On s'est rencontré au bon moment avec Bonnie, quand elle a commencé à vouloir bosser avec quelqu'un ; à partir du moment où on en a parlé, ça s'est rapidement fait, ça coulait de source. J'ai commencé la musique électronique au début des années 90, je suis guitariste de formation, j'ai fait partie de pas mal de groupes de rock, tech rock, industriel... J'ai fait un label hard techno, hardcore, et j'ai pas mal tourné en live, tout seul ou accompagné, avec le label Sycomor, pendant environ une décennie en free party... Pas mal en Europe, mais ailleurs aussi : j'ai joué en Chine par exemple...

Bonnie : je suis très dure dans le travail, je sais ce que je veux, il faut que ça file droit, une dominatrice du travail en quelque sorte (rires)... Mais avec Elia, ça a été une évidence, la symbiose s'est faite rapidement, et puis ses influences musicales, son passé tech ou très rock'n roll se sont bien mariés au final avec les sons que je proposais... Il a été assez timide au début pour me proposer des choses dans la création, il était très prudent (rires) ; sur tout le set que j'avais en solo, on a retravaillé tout les arrangements pour le live uniquement. On l'a testé il y a un an (quasi jour pour jour, ici, à Nancy pour le Cabaret Rouge) et ça s'est tellement bien passé qu'on s'est dit "ok, let's get rolling" !

Trip-Hop.net : Tu as revu également la mise en scène, la lumière, la video ? Comment ont évolué tes shows depuis que tu tournes ?

La mise en scène est très importante. C'est aussi parce que j'ai commencé toute seule et du coup, c'est difficile de faire une heure de set en solo, à sauter partout sur ses trois machines ! C'était compliqué pour le public de me suivre, donc il fallait qu'il y ait une construction... Comme un film en fait : une introduction, un pendant et une fin... Très rapidement, parce que je voyageais avec ma valise, m'est venue l'idée du "Air Bonnie Li Show" : (voix de micro) "Bienvenue à bord du vol Air Bonnie Li en direction de Trip-Hop.net, je m'appelle Bonnie Li je suis votre capitaine de bord"...
On l'a pas mal agrémenté ensuite tous les deux, avec Elia : aujourd'hui, c'est lui le pilote, puisqu'il gère tous les samples et moi, je suis le Capitaine, j'emmène mes passagers à bord de notre vol... Même si on fait de la musique, c'est important que ça soit visuel : ce que je raconte dans mes chansons, ce sont des extraits de vie, comme si on met pause sur un instant, un sentiment... Il faut alors que les gens, dans ce qu'ils entendent et dans ce que je fais corporellement, ça leur parle : je chante en anglais et en mandarin, parfois mon public francophone a du mal à comprendre ce que je raconte... Donc la mise en scène est pour moi un appui : on avait pensé aussi à la vidéoprojection, parce que c'est quelque chose que j'avais envie de faire depuis longtemps. On y travaille, mais on ne l'a pas encore mis en place, parce que c'est compliqué de trouver la manière... A la base, j'avais pensé à un écran avec juste des sous-titres, avec des phrases fortes : la musique que je fais est basée sur la répétition, donc des thèmes que je vais redire en boucle, comme une transe dans laquelle tu vas rentrer... Mais on se pose encore des questions, finalement, la video, on hésite... Pour l'instant, on est plutôt en train de préparer un décor de scène, on va faire un cockpit...

Trip-Hop.net : Tu vas faire les annonces sur les sorties de secours ?

(rires) Mais bien sûr ! En même temps, il ne faut pas que les gens ne savent plus où donner de la tête, il faudra qu'on fasse une résidence de travail...

Trip-Hop.net : Ton corps est ton instrument ; tu te définirais comme une femme orchestre ?

Hum, ce n'est pas réfléchi, c'est vraiment du ressenti, de l'instinctif : mais oui, le chant passe par le corps, selon la manière dont tu vas positionner ton corps, tu vas sortir ce que tu veux sortir et avec l'intention que tu recherches...

Trip-Hop.net : Tu disais que tu chantais en français , en anglais, en mandarin... Tu revendiques clairement le métissage des cultures... Quelle conteuse es-tu ?

J'ai passé neuf ans à Hong Kong, de 8 à 17 ans, et ça fait partie intrinsèquement de moi ! Je ne me vois pas ne pas utiliser cette langue... Il y a aussi un petit côté revendicateur, le thème de la femme par exemple, sa position dans le monde, c'est quelque chose de récurrent dans mes chansons... Je ne fais pas de politique, mais c'est important qu'on ait les mêmes droits que les mecs... Et ayant grandi en Chine, c'est vraiment quelque chose qui m'a perturbée... Encore, j'habitais à Hong Kong à l'époque, ce n'était pas la Chine. J'étais plus attirée par la Chine, je suis donc souvent partie visiter ma soeur à Nankin, c'est proche de Shanghai. Tu vois la manière dont les gens vivent et ce qu'on leur impose... Tu te vois toi en tant que lao wai parmi eux... Tes droits, les leurs... Surtout en tant que femme. C'est important pour moi de jouer sur différents niveaux de narration, utiliser un peu toutes ces langues, mélanger le tout... On est tous pareil, ça rassemble aussi...

Trip-Hop.net : Tu as fait des featurings, en particulier Al Tarba ; tu as également participé à plusieurs créations musicales... comment naissent ces collaborations ?

Des amis communs, internet, ou après un concert parce que ma musique leur parle. Mais j'avoue beaucoup par internet. C'est hyper pratique, tu peux travailler de partout... Dernièrement, j'ai fait un feat avec un gars en Suède, Death Maze King, qui fait du hardcore hip hop... J'ai travaillé l'an passé avec des Turcs qui vont bientôt sortir un album sur lequel je vais figurer...
Pour Al'Tarba, on a des amis en commun et c'est devenu un bon pote : quand on a travaillé ensemble, on a super accroché... Il sort d'ailleurs bientôt un EP, Ladies & Ladies (ndr : sorti le 25 novembre et chroniqué par ici), sur lequel je fais un nouveau feat. avec une autre artiste, Jessica Fitoussi, excellente (The Vengeance Sisters). J'ai adoré cette collaboration, j'en suis très fière !

Trip-Hop.net : Quels sont tes projets en cours ou en vue ? Un LP peut-être ?

Bonnie : Oui, car je me dis qu'après deux EP, il faudrait que je sorte un album ! Donc c'est en cours et en collaboration avec Elia : on bosse les arrangement et on a commencé à faire un peu de compo tous les deux. On a pas mal de tracks en préparation... On aimerait sortir courant 2014, mais pas en auto-production cette fois-ci. On recherche label et tourneur, l'un n'allant pas sans l'autre, pour avoir vraiment un petit impact, un meilleur buzz que mes EP... qui m'ont satisfaite, mais je sens qu'il faut passer un nouveau palier. Et puis on va monter un autre projet avec Elia où je serai plus machine girl que front singer...

Elia : euh, je ne serai pas chanteur...

Bonnie : (rires) donc machine tous les deux où ma voix sera un instrument, pas un lead...

Elia : un truc plus dansant, plus groove...

Bonnie : pour être programmé dans les clubs aussi... Aujourd'hui, on a de très bons retours, mais on nous considère comme une sorte d'OVNI musical et pour la programmation, ça reste compliqué...

Elia : ça rejoint ce qu'on disait tout-à-l'heure sur la trip-hop, on ne sait pas trop précisément dans quel style nous ranger...

Bonnie : J'ai aussi envie d'essayer autre chose, de faire plus de machine... et puis plein d'autres collaborations avec des mecs dans le hip hop... C'est nouveau pour moi aussi : cela me fait travailler différemment, je perds mes réflexes...
(ndr : le 19 octobre est sorti le single Funny Games de Al'Tarba et DJ Nix'on, sur lequel Bonnie Li fait un feat. en compagnie de King Magnetic et Dirt Platoon à découvrir sur bandcamp)

Trip-Hop.net : Vous connaissiez le T.O.T.E.M. et la Materia Prima, puisque vous êtes déjà venus. Qu'est-ce qu'ils offrent selon vous à la musique alternative et à l'expression artistique ?

Bonnie : Oui, c'est la troisième fois que je viens ! Pour moi, Materia Prima, c'est un bijou ! Dans le sens où cela reste très rare aujourd'hui en France d'avoir des lieux aussi beaux, aussi bien entretenus, aussi bien organisés, là on est dans une belle structure qui mélange les disciplines comme ça peut se faire à Londres, à Berlin...

Elia : c'est une très vieille compagnie, la Materia Prima, ça fait vingt ans qu'ils tournent...

Bonnie : c'est tellement varié ! Tu peux avoir de l'art contemporain, de la musique, de la bodmod, de la danse, de la poésie, tout mélangé en même temps et avec des passerelles entre tout cela... J'adore, juste par rapport à leur programmation, et l'accueil, on est traité comme des rois !! (extatique) Nous avons une loge hallucinante ! (rires) C'est très riche, très généreux : c'est comme ça qu'on envisage de travailler en tout cas ! On fait de la musique, on est là pour procurer une émotion, faire plaisir au public, ou au moins les faire un peu vibrer : au Totem, ils sont vachement dans cet esprit là ! C'est valorisant pour des artistes...

Elia : et ils prennent des risques ! On a fait le Cabaret Rouge à Paris avec eux aussi...

Bonnie : c'est clair... et puis, on est programmés sur de très beaux plateaux, entre les artistes qu'on rencontre et qu'on ne connaît pas vraiment, il y a vraiment de la qualité ! Il n'y a pas de concurrence, ce truc hautain, un peu mondain... Ici, ce sont des découvertes, l'amour de l'art avant tout.

Trip-Hop.net : Tu évoquais la scène trip-hop en France... La trip-hop, l'électro, c'était évident pour toi, qu'est-ce qui t'attire dans ce genre musical ?

Sérieusement, je ne me suis pas du tout posé la question, c'est venu au fur et à mesure, j'ai fait comme je le pensais, au final, je me suis dit "tiens, je fais de la trip hop" !
Mes chansons sont basées sur des gimmicks vocaux que j'harmonise au fur et à mesure du track, ça donne un côté lancinant, parfois un peu dérangeant, mais enivrant aussi. Et puis les beats que je compose sont plutôt downtempo, bien que puissants et aussi destructurés car j'aime bien le côté bancal que ça donne au groove. L'électro c'était assez évident car j'avais envie que sur scène il n'y ait que des machines, et puis c'est comme ça que je compose..

Trip-Hop.net : De quel univers artistique tu te rapproches le plus ?

Un groupe qui m'a donné envie de faire de la musique : Portishead. Grand classique, et quand tu écoutes 10, 15 ans après, cela procure toujours la même émotion. Je ne pourrais pas du tout me comparer à eux, on fait pas du tout la même musique, mais ils font clairement partie de mes influences... J'adore Peaches, une artiste canadienne, pas du tout trip hop, plutôt électroclash ; j'ai beaucoup écouté Björk et les Velvet Underground aussi...

Trip-Hop.net : Tu n'a pas la même voix que Björk, mais il y a ces mêmes intonations nerveuses... Beaucoup de nanas dans la trip hop chante avec une voix aérienne et éthérée, toi c'est...

... Un peu plus "couillu" oui ! (rires) Elle aussi m'a ouvert les yeux sur ce qui était possible de faire... Et aussi d'arrêter de se prendre la tête sur la structure : en sortant d'une école de musique, tu as une certaine façon plus classique de composer. Je n'ai jamais eu cette approche là, mais j'avais besoin de ces bases pour pouvoir faire ce que je voulais après... Et avec Björk, il n'y a pas de limites, il y a un vrai film dans ce qu'elle chante, c'est très logique. Elle le fait tellement bien ! (faussement dépitée) Mais je fais autre chose, moi...

Trip-Hop.net : Peut-on encore parler de trip-hop aujourd'hui ou c'est dépassé ? Cela n'a jamais existé comme le soutient Tricky, ou est-ce impossible à définir ?

Elia : en fait, ça englobe pas mal de styles différents : du abstract hip hop à des vibes electro beaucoup plus lentes, beaucoup plus tranquilles, qui sont assimilées à de la trip hop aussi. Ca reste assez vague... Mais comme beaucoup d'autres genres : on te sors des appellations à la pelletée, dans le metal par exemple... Au final, c'est pour nommer des bacs dans d'éventuels magasins de disques. Le trip hop reste vachement varié, tout ce qui est lancinant et un peu électronique...

Trip-Hop.net : On est toujours à la recherche de bonnes trouvailles sur Trip-Hop.net ; vous nous conseilleriez quels artistes ?

Bonnie : Un groupe mortel avec lequel on rejoue le 20 décembre, et qu'on a découvert il n'y a pas longtemps, c'est Mouse DTC... Ils font de l'électro'roll, un côté rock et sexy avec des textes en français ; ils collaborent avec Miossec sur certaines paroles, parfois engagés, souvent décalés... Très belle découverte musicale et humaine !

Elia : je conseillerais Chelsea Wolfe, une artiste hyper trip hop dans l'énergie...

Bonnie : Et Zola Jesus, trop bien...

Trip-Hop.net : Au fait, Bonnie, tu voulais être hôtesse de l'air avant d'être chanteuse ?

(rires) non pas du tout... le "Air Bonnie Li Show", c'est venu après : j'ai passé beaucoup de temps dans les avions en fait...

Trip-Hop.net : Et l'atterrissage en Lorraine s'est bien passé ?

Super bien ! D'ailleurs, on va bientôt décoller... L'heure du show approche !

Trip-Hop.net : Une tournée peut-être, d'autres escales ?

Oui, nous jouons à Paris le 5 décembre (performance pour Fred Le Chevalier, artiste illustrateur), le 6 nous serons à Toulouse (La Dynamo) invités par Al'Tarba pour sa release party, le 14 toujours avec lui pour sa release parisienne, et le 20 décembre au Gibus Café. Puis d'autres vols prévus pour la rentrée 2014 en province, en Suisse...

Trip-Hop.net : Bon voyage alors...

Bonnie & Elia : Merci !!!

Propos recueillis par : Lacar.
 

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