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Interview de Boogie Belgique

Entretien avec le fondateur de Boogie Belgique, Oswald Cromheecke, qui a su développer et enrichir son projet musical en invitant quatre musiciens à le rejoindre en live et en studio... En attendant un nouvel album dont un premier extrait est déjà disponible en libre téléchargement sur bandcamp !

Trip-Hop.net : Bonjour, cela fait déjà quelques années que l'on te suit, mais pour ceux qui ne te connaissent pas, qui es-tu Boogie Belgique?

Hello ! Nous sommes un groupe 100% belge avec un son que l'on peut décrire comme un mix d'ancien et de nouveau. Un mélange des genres comme le trip-hop, le hip-hop, l'électronica et le jazz avec un parfum de nostalgie. Notre groupe est composé de 5 membres : Moi, Oswald Cromheecke (producteur, guitare), Cedric Van Overstraeten (trompette), Aiko Devriendt (claviers et synthé), Martijn Van Den Broeck (batterie) et Ambroos De Schepper (saxophone).

Trip-Hop.net : Comment as-tu commencé la musique ? Comment es-tu tombé dedans ?

J'ai commencé seul en 2012 avec seulement des samples issus de la collection de CD de ma mère. Je les ai utilisés pour écrire des chansons pour un ancien groupe de reggae qui s'appelait Jahfar. J'aimais le son des morceaux de jazz ancien et vintage, et j'ai commencé à les combiner avec des touches plus modernes. Au bout d'un certain temps, c'est devenu complètement autre chose et ça n'allait plus du tout avec un groupe de reggae. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me lancer seul et de publier les morceaux sur Soundcloud.
J'ai sorti mon premier album en mode gratuit, Blueberry Hill, avec Dusted Wax Kingdom à l'été 2012. À partir de là, tout s'est passé très très vite.


Trip-Hop.net : Ton premier album, Blueberry Hill, est un titre mythique de la musique noire : un hommage à tes influences ? Est-ce que tu écoutais beaucoup de jazz et de blues gamin ?

Oui, j'ai toujours été fan de jazz traditionnel et des big bands en particulier : Duke Ellington et son orchestre, Count Basie, Sidney Bechet, Benny Goodman et bien d'autres. J'ai toujours été fasciné également par les musiques de vieux films comme Vertigo de Bernard Hermann ou l'ouverture de Jungle Book.
En vieillissant, j'apprécie de plus en plus le Jazz, son champ des possibles et son avenir avec des artistes comme Chilly Gonzales, Mammal Hands, Get The Blessing, Christian Scott aTunde Adjuah et bien d'autres...

Trip-Hop.net : Comment composes-tu tes morceaux (à tes débuts et au fil des albums) ?

Travailler avec des samples, c'est un peu comme faire du collage. C'est vraiment difficile de commencer une chanson à partir de rien, donc utiliser un sample pour construire ton morceau rend la tâche beaucoup plus facile.
Mais ce n'est pas évident de trouver le bon dosage entre une bonne piste et un morceau "kitch". C'est à mon avis quelque chose de très important puisque tu travailles avec de vieux samples qui ont toute une histoire derrière eux et qui doivent être d'une certaine manière "respectés".
Je voulais faire de la musique sur laquelle les gens peuvent danser, mais aussi de la musique qui pourrait être jouée dans ton salon ou ta voiture. Après avoir expérimenté pendant longtemps, j'ai commencé à mélanger Abstract Hip-hop et Electroswing. J'essaie de produire une musique avec des beats modernes mais qui a toujours cette touche délicate/vintage que l'on peut entendre sur les originaux, de rechercher une émotion nostalgique, la nostalgie d'un temps qui n'a jamais existé.

Trip-Hop.net : Un coup de coeur pour un sample en particulier sur ceux déjà utilisés ?

J'ai toujours aimé le sample de Danny Kaye utilisé dans The Little White Duck. Cela rendait ce morceau, qui est plutôt sombre, un peu fou et amusant. Ce qui peut être une combinaison vraiment sympa.

Trip-Hop.net : Comment s'est construite la formation live ? Comment voudrais-tu la faire évoluer ? Une tournée est-elle en vue ?

Pour les premiers albums (Blueberry Hill, Time For A Boogie et Nightwalker I & II), je travaillais seul, mais en live je voulais quelque chose en plus. J'ai commencé à jouer avec Cedric Van Overstraeten, Aiko Devriendt et Martijn Van Den Broeck et on a commencé à associer samples et instruments live. Ça nous a ouvert une nouvelle approche du projet Boogie Belgique ; c'est devenu plus élaboré et intéressant.
Vu que nous jouons de plus en plus ensemble, l'alchimie fonctionne de mieux en mieux. Et comme une grande partie de nos lives est basée sur l'improvisation, c'est un aspect très important. Pour autant, le groupe live au complet est en expérimentation. On espère encore évoluer et s'améliorer.





Sur le dernier album Volta, nous avons écrit la musique à 4 sans changer notre son de base. Je suis vraiment fier du résultat sur notre collaboration et très curieux de savoir ce que l'avenir va apporter à Boogie Belgique.





Je ne peux pas parler véritablement de tournée mais je peux dire que nous allons définitivement jouer de plus en plus en France, là où se rassemble une grande partie de nos fans.

Trip-Hop.net : Le meilleur et le pire souvenir live ?

Il y a quelques années, on nous a volé la majeure partie de notre matériel dans notre van quelques heures avant un gros concert. C'est le pire souvenir live à cause du stress sur le moment et du fait d'avoir été volé. Mais en très peu de temps, on a réussi à rassembler assez de matos pour faire le spectacle et garder un état d'esprit positif. Avec le recul, on est fiers d'avoir repris le dessus et d'avoir été encore capable de monter sur scène et jouer. Maintenant, il n'y a pas grand-chose qui puisse nous toucher. Donc le meilleur et le pire souvenir en une seule journée !

Trip-Hop.net : Boogie Belgique est souvent classé dans la catégorie électro swing, mais n'est-ce pas un peu réducteur vu que tu t'échappes de plus en plus vers d'autres sonorités plus funk ou hip hop ?

C'est toujours difficile de dire quel style relève Boogie Belgique, car c'est vraiment un mélange de genres différents. Dans un sens large, on pourrait décrire cette musique comme un mélange de Abstract Hip-hop, Electronica & Jazz avec une certaine nostalgie pour les années 20 à 40.
Quand j'ai commencé à produire, j'ai toujours cherché un ressenti particulier dans une chanson. Un mélange spécial de mélancolie et de joie, difficile à décrire. Sampler des vieux morceaux était pour moi le moyen idéal d'y parvenir. En combinant tout cela avec les influences d'aujourd'hui, tu obtiens quelque chose d'entièrement nouveau. Et c'est ce qu'on espère et qu'on essaie de réaliser avec Boogie Belgique. Peu importe le genre obtenu au final...

Trip-Hop.net : Quels sont tes projets d'albums ? Quels horizons musicaux veux-tu explorer dans le futur ?

Comme vous l'avez peut-être entendu, on vient de sortir un nouveau single intitulé Chicago.
C'est une piste complètement gratuite que vous pouvez télécharger sur Bandcamp.





En ce moment, nous consacrons tout notre temps, sauf pour le live, à écrire pour le nouvel album. On est vraiment à fond sur ça. Il faut garder un oeil sur les réseaux sociaux on va sortir d'autres titres très bientôt...

Trip-Hop.net : Pourrais-tu citer un album mythique pour toi ? Et un artiste ?

Wow, c'est une question difficile. Je vais en nommer quelques-uns qui ont influencé Boogie Belgique parce que c'est trop difficile d'en cerner un en particulier.
On a toujours été vraiment fan des premiers albums de Groove Armada comme Vertigo, mais aussi DJ Shadow avec Endtroducing, Portishead avec Dummy et The Cinematic Orchestra avec Man With A Movie Camera.

Trip-Hop.net : Pourrais-tu nous recommander une nouveauté musicale sur laquelle tu as flashé récemment ? Un artiste prometteur ?

Dernièrement, j'ai beaucoup écouté Son Lux, que j'aime beaucoup. Le mélange entre rock, hip-hop et electronica repousse vraiment les limites des genres. Va jeter une oreille si tu ne connais pas.
Il y a également Andy Shauf, personnellement un de mes favoris en ce moment.

Trip-Hop.net : Où te vois-tu dans 10 ans ?

C'est une question vraiment difficile puisque je n'essaie pas de trop planifier. Tout est allé si vite pour Boogie Belgique, c'est encore difficile à réaliser ! Jouer en live aux côtés de Bonobo ou de Thievery Corporation alors que tu as commencé à produire seul sur ton ordi portable sur le chemin de l'école...
J'aimerais vraiment qu'on puisse devenir un classique underground. Un groupe qui s'est imposé comme une référence et a influencé la génération suivante.


Propos recueillis par : Lacar.
 

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