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Entretien avec Doctor Flake

C'est lors du Festival Souterrain Corps Limites organisé au T.O.T.E.M. à Maxéville que nous avons rencontré Doctor Flake, éminent représentant de la scène trip-hop/abstract hip hop française.
L'homme, doté d'un franc-parler aussi aiguisé que son scalpel, partage sa vision du monde comme celle de la musique, ses projets comme ses envies, ses collaborations et ses inspirations... L'univers de Doctor Flake, comme il le rappellera durant son live, se situe à mi-chemin entre Paul Verlaine et les Beastie Boys, suivant en toute indépendance la voie qu'il se trace depuis dix ans...

Trip-Hop.net : Dans une précédente interview, tu regrettais de ne pas être plus invité dans les festivals car ta musique est considérée comme trop mélancolique par les programmateurs; c'est toujours le cas ou l'année 2010 riche en live et ton dernier album ont changé la donne?

C'est toujours le cas ! Même si 2010 était une super année parce que j'avais le statut de découverte du Printemps de Bourges et au final j'ai été pendant un an le faire-valoir de la subvention française, j'ai joué sur plein de festivals... 2012 a été chouette aussi, liée à la sortie du quatrième album, aux passages radio et ça a amené pas mal de programmateurs de festivals à me contacter, contrairement à d'habitude... En même temps, il y a de moins en moins de petits festivals DIY (Do It Yourself), et de plus en plus de festivals installés, plutôt basés sur des valeurs marchandes, des sortes de machines festives ou à connotation délimitée très hip-hop, très rock, chanson médiatisée et je ne m'inscris pas vraiment dans ce carcan... Je n'ai pas de maison de disque, pas d'éditeur, pas de partenaires qui ont des parts dans des festivals, on est dans un business, ce n'est pas simple...

Trip-Hop.net : Il y a énormément de netlabels indépendants, certains ne survivent pas; vivre de la musique sans une machine de guerre derrière soi devient un sérieux défi aujourd'hui? Ou c'est le prix de la liberté?

Non, c'est le prix de l'intégrité : ce n'est pas parce que personne ne veut de moi que je n'ai pas le droit de parole. Depuis le début, je suis vraiment en mode artisanal, autoproducteur de tous mes albums. S'il y a 10 ans, on m'avait dit qu'en 2014, j'allais faire mon cinquième album autoproduit en en vivant en tant qu'intermittent, j'aurais eu du mal à le croire... Et je suis toujours là.
Continuons à ne pas perdre le plaisir de faire un disque, un morceau, à contacter quelqu'un pour un featuring, continuons à échanger, à créer... se battre en artisan. Aucune machine plus élevée n'est pas venue me voir car je ne suis pas un artiste de volume, je représente un peu moins de 10 000 albums, tous albums confondus, ce qui n'est pas beaucoup en France, mais qui n'est pas mal pour un indé pur jus... C'est difficile de passer le palier de la grosse visibilité, et quand bien même, je ne sais pas si ma musique aurait le format pour aller fricoter vers des ondes plus mainstream...

Trip-Hop.net : Comment réinterprètes-tu tes titres en fonction de tes possibilités en concert? Tu es plutôt instinctif ou tout le show est millimétré?

Le show est partiellement millimétré quand il y a de la vidéo, mais je garde quand même de grosses marges de manoeuvres.. Sans video, c'est vraiment un champ libre sur lequel des acquis te permettent d'improviser et d'aller plus loin à chaque concert... J'ai une base fixe, mais que j'essaie de transcender à chaque fois, par des effets, par des longueurs, par quelque chose de plus hypnotique... C'est la clé pour tenir dans la réinterprétation: ne jamais s'ennuyer, continuer à surprendre et à sourire avec des petits moments de magie que je serai peut-être le seul à percevoir, mais qui devraient transpirer... Voilà, c'est continuer à prendre du plaisir, sinon c'est cuit! Et puis, il y a des morceaux attendus par les gens, mais que je ne rejoue pas car ça reste des morceaux de studio sur lesquels je ne suis pas arrivé à leur donner une dimension live... C'est important ça, pouvoir se réinventer entre le studio et la scène. Je travaille avec un logiciel qui me permet pas mal de liberté, avec deux claviers: un qui pilote des structures fixes, un qui pilote des arrangements et des effets. Du coup, je peux sortir des sentiers battus: je n'en serais pas à dix ans de scène l'année prochaine si je n'avais pas trouvé le petit truc qui fait que je ne m'ennuie pas.

Trip-Hop.net : Qu'en est-il de tes envies concernant la mise en scène de tes lives ? Côté lumière, instruments?

En 2009/2010, justement avec Bourges, j'ai vraiment pu développer ça, j'ai régulièrement tourné avec une chanteuse guitariste, un éclairagiste et la vidéo en permanence. Puis les budgets baissant, il faut se réadapter à un mode solo... Paradoxalement, c'est la force du projet, c'est de pouvoir être vivant en étant seul sur scène. J'ai également beaucoup tourné l'année dernière avec mon rappeur Miscellaneous avec qui je vais retourner en 2014. Cela est assez léger, assez simple à mettre en place et ça répond à une attente du public qui majoritairement plébiscite les morceaux instrumentaux et les morceaux hip-hop. Donc ça s'inscrit dans la "petite" logique marchande.

Trip-Hop.net : Le Thérémine, la scie musicale sur scène?

J'ai oublié, trop compliqué: ça resterait super anecdotique. J'ai travaillé avec Christine Ott l'an passé sur un arrangement de morceau (ndr: Silver en version longue issu de Flake Up) et j'aurais aimé avoir des ondes Martenot sur scène. On aurait pu le faire sur deux ou trois festivals, mais il aurait fallu une résidence avant pour tout préparer, c'était trop lourd à gérer. Mais les ondes Martenot, c'est génial comme instrument! Christine Ott, il faut se renseigner sur elle, elle a tourné huit ans avec Yann Tiersen, elle a enregistré avec Radiohead... C'est une ondiste française de haut vol!

Trip-Hop.net : De quels instruments joues-tu et lequel a ta préférence?

Je ne joue pas vraiment d'instruments, la base de mon travail reste le vinyle, le CD ou le DVD, ça reste le sampling. Et à partir du sampling, j'oriente mes habillages sonores: je joue du clavier, du piano, du thérémine virtuel, je travaille à la fois des arrangements et des reprises de thèmes.
Pour le prochain album, je n'ai recherché que des samples de guitare acoustique, soit dans des intros de country, de rock, de blues, revues par un guitariste d'ailleurs qui n'est pas très loin de Nancy... On a échangé sur des thèmes revisités sur lesquels on a fait des couches de guitare, des couches de texture... Pour en revenir à la question principale, je ne joue pas d'instruments, mais je peux jouer pas mal de choses grâce aux instruments VST, à toute la technique virtuelle assistée par ordinateur.

Trip-Hop.net : Au niveau de tes collaborations, elles sont vraiment apparues sur Minder Surprises avec Vale Poher, Miscellanous et DJ Pee; ça semblait une évolution naturelle pour éviter la répétition, pour basculer vers autre chose?

Complètement! Les deux premiers albums sont clairement des albums solos, avec des samples de films, finalement une mise en scène qui a tourné autour de l'échantillonnage vocal dans des textes de films... La suite, je la voulais plus conforme avec mes références qui vont clairement vers la trip-hop de Bristol - Portishead, Massive Attack -, les Beastie Boys qui sont un de mes groupes de hip hop phare. J'avais envie dès le deuxième album d'avoir un rappeur, mais je n'avais pas forcément les connexions, les prises de contact, chose que j'ai faite après... Depuis Minder, il me paraît impossible de refaire un album seul. Sur Flake Up, j'avais de nouveau Val, Miscellaneous, j'ai invité Black Sifichi qui a pas mal travaillé avec Ez3kiel ou Brain Damage, Nawelle Saidi qui bosse pour le projet Screenatorium. Aujourd'hui j'ai de nouveaux invités : Chill Bump dont Miscellaneous fait partie, les H-Burns qui est un super projet de folk rock grenobloise avec un dernier album produit par Steve Albini, le producteur des Pixies... J'ai un morceau avec un rappeur canadien, Ira Lee, un autre avec Malika, une chanteuse un peu méconnue par le public français... Il y a eu un changement de forme mais le fond reste dans la continuité de ce qui s'est déjà passé...

Trip-Hop.net : Mêler sampling et chant, élargir les horizons, c'est aussi pour toucher un plus large public?

En fait c'est élargir le propos : au bout de deux albums qui t'ont pompé du jus, tu as besoin d'alimenter une composition... Et le chanteur arrive comme un instrument: pour le hip hop, il a un côté rythmique et un côté mélodique pour ses refrains qui peuvent remplacer un arrangement; je ne veux pas dire que le travail est plus simple pour moi, mais quand je butte sur une idée ou que j'ai un bon beat de départ, parfois, j'ai du mal à le faire évoluer vers quelque chose de très orchestré. A ce moment là, c'est super d'avoir un chanteur pour faire tampon, de pouvoir faire vivre le morceau avec une présence chantée.

Trip-Hop.net : Sur Flake Up, il y a même un titre chanté en français, Une Ile, ce qui est assez rare dans le monde du trip hop ou du abstract hip hop... Cela ajoute une poésie particulière...

C'est vrai... Et Une Ile s'inscrit totalement dans cette volonté de sortir du carcan couplet refrain mais qui ne font pas de nous des valeurs radiophoniques... Une Ile a été jouée sur FIP, mais il aurait eu sa place sur Inter... En fait, ça surfe sur le fait que j'ai aimé faire des adaptations de poèmes, Colloque sentimental de Paul Verlaine sur Paradis qui est plutôt réussie et que je vais jouer ce soir... J'avais fait également une adaptation de deux poèmes de Jacques Prévert sur Amours Obscures... C'était un morceau qui était prévu pour Minder, mais ça ne s'est pas fait car il n'était pas clearé au niveau du sample... La voix de Reggiani pour moi, c'est déjà un truc qui me glace, j'adore ! J'ai essayé d'avoir Jean-Pierre Marielle pour ce texte, mais l'agent ne m'a jamais répondu, dommage. Il y avait aussi Gérard Philippe pour la diction de la Tête dans les étoiles et de Colloque sentimental... Ces belles voix françaises qu'on trouve sur les vieux disques, dans les brocantes...

Trip-Hop.net : Mes enfants ont Pierre et le Loup raconté par Gérard Philippe...

(rires) Moi aussi j'avais Pierre et le Loup raconté par Gérard Philippe...

Trip-Hop.net : Et le fait que Miscellaneous arrive sur tes albums avec des morceaux hip hop donne un côté revendicatif; je pense à un titre comme Let Us Play With Your Brain...

C'était le but du titre: on est cerné par un marketing politique, un marketing économique, un marketing incessant qui nous dit quoi faire, quoi penser, quoi manger... Let Us Play With Your Brain, c'est notre hymne pour dire "laissez-nous vivre, laissez-nous transmettre notre musique", c'était notre zone d'expression!

Trip-Hop.net : Tu sembles t'effacer derrière les interprètes depuis Minder Surprises et Flake Up; Doctor Flake devient un collectif plutôt qu'un projet solo ? Ou tu restes le chef d'orchestre ?

Je reste le chef d'orchestre, celui qui dit oui ou non, celui qui dit ça sortira ou pas, mais j'ai également été contacté par des gens avec qui j'ai travaillé: Malika, la chanteuse qui est sur mon prochain album par exemple... J'envoie aussi souvent des instrus à des gens auxquels je pense par rapport à telle couleur de départ. Je reste celui qui trie, mais je reste super ouvert: quand je fais un featuring, je ne reviens pas trop sur le professionnalisme des gens qui m'envoient des choses vraiment structurées: j'ai très peu de travail à faire derrière eux finalement à part le mixage et le mastering. Ca pourrait être un projet qui relève du collectif en studio, en sachant que je reste à la base de tous les titres, des instrumentaux en point de départ. Personne n'écrit encore pour moi. A la scène, ça va être variable, en fonction des possibilités, des disponibilités de chacun. Doctor Flake reste un projet solo extensif, évolutif...

Trip-Hop.net : Tu nous parles d'un cinquième album: en regardant ta discographie, j'ai vu que tu sortais un album tous les deux ans; Flake Up date de 2011... La surprise du Doc est pour la fin d'année?

Si tout se passe bien, 26 février 2014... Et théoriquement une mise en ligne d'un premier clip, qui allie dessin animé et video, le 30 octobre pour un single qui va s'appeler Rock On avec Chill Bump... Un super morceau de hip hop enjoué, en quelque sorte la touche de lumière d'un prochain album qui reste quand même dans une mélancolie ambiante, mais plus lumineux et plus aérien que ses prédécesseurs, peut-être moins rageur, plus léger...En fait, plus acoustique... Mais ça reste du Doctor Flake! Et puis dans la foulée de Rock On un single 3 titres sur les plateformes de streaming...

Trip-Hop.net : Parmi tes autres projets, il y a Flake on Wax...

C'est mon premier vinyle! J'ai le projet d'en sortir une deuxième version l'an prochain, il faut déjà que j'amortisse la première! J'aimerais sortir du contexte des albums et faire des 6 titres vinyles avec les meilleurs titres, ceux qui se sont le plus vendus en numérique, ceux qui s'écoutent le plus sur les plate formes de streaming ou les plus applaudis en concert.

Trip-Hop.net : Le sampling est ta marque de fabrique, avec comme références DJ Krush et DJ Shadow... Mais qu'est-ce qui te différencie d'eux?

Ce qui me différencie de Krush, c'est assez simple, on ne va pas forcément sampler les mêmes choses. Krush a beaucoup samplé dans du jazz-piano, soufflé, trompette, saxo, chose qui n'a pas été trop mon cas ou que partiellement... Par rapport à Shadow, j'ai découvert tardivement en fait qu'on avait vraiment un mode de fonctionnement identique sur l'utilisation des boucles, à savoir travailler sur une, deux, trois ou quatre mesures d'un sample et rester assez fidèle au fil conducteur mélodique, à ne pas trop dénaturer le sample de base et à vachement le réhabiller, l'arranger en gardant l'essence primaire. Shadow, j'ai joué avec lui il y a deux ou trois ans et ce qui me différencie de lui, c'est que pour la scène, je me suis moins lassé de la réinterprétation: ce soir là, il a saboté son premier album avec des remixes drum'n bass plus ou moins douteux; je pense que je suis plus fidèle à mes versions studio.
Après, on a une forme qui est en adéquation: ils sont les précurseurs du hip hop abstrait, moi j'arrive dix ans après leurs débuts, forcément ils restent des influences pour moi, je reste le petit frère et je le resterai toujours, mais je trace ma voie: j'ai plus samplé des bandes originales sur les trois premiers albums... Sur les quatrième et cinquième, je suis plus sur des thématiques: sur celui à venir, c'est la guitare. La suite je la ferai peut-être que dans du piano.

Trip-Hop.net : Last Dance With Leon était à l'affiche d'After, le premier film de Géraldine Maillet... Tu aimerais composer toute une BO de film? Dans l'absolu, pour quels réalisateurs, quels univers t'inspirent?

J'adorerais, mais je n'ai pas eu de propositions! Aujourd'hui, pourquoi ne pas plutôt composer pour de la série, ça fait trois ou quatre ans que je baigne vraiment dedans. Il y a des thèmes ou des ambiances qui pourraient être suivies ou développées sur une saison ou deux... C'est quelque chose qui pourrait me plaire, peut-être plus que le film... La série dans son côté récurrent où tu vas pouvoir décliner des ambiances, travailler sur de l'image alors que d'habitude je crée pour sublimer un moment qui me plaît sur un sample... A partir du moment où je peux écouter une boucle deux heures de suite et qu'elle me donne des idées, me donne envie de l'habiller et de la déshabiller... J'ai participé à un concours pour un shot de pub de 25 secondes et j'ai vraiment aimé créer une ambiance par rapport à ce que je voyais, chose qui n'a pas été le cas pour le film de Géraldine où elle a choisi Last Dance... On l'a réadapté ensuite en fonction des séquences avec le monteur, j'ai remplacé le thème de corde par un thème de piano, j'ai fait d'autres versions plus légères dont une qu'avec du thérémine...
Pour en revenir au cinéma, je reste un fan de Morricone. Se mettre à sa place sur un film de Sergio Leone, c'est audacieux, mais pourquoi pas faire une relecture de Il était une fois dans l'Ouest qui est tout de même un hymne... Bosser avec Kubrick sur Shining ou 2001 l'Odyssée, je cite des classiques, mais qui sont des références pour moi... Après, je mange énormément de cinéma, je vois beaucoup de films: pourquoi pas François Ozon? Pas forcément fan de son dernier Jeune et Jolie, mais bonne bande son avec du Françoise Hardy qu'on n'a pas forcément entendu... Ou si pas forcément une création originale, concevoir des playlists comme j'ai pu le faire en tant que DJ... Le rôle de superviseur musical est plutôt pas mal : choisir un titre pour telle séquence... Je reste ouvert à toute proposition!

Trip-Hop.net : Cela fait 10 ans que Doctor Flake et Mister Léger cohabitent... Ils s'entendent bien, jamais eu envie de se séparer?

Ca va! L'un nourrit l'autre et l'autre le supporte!

Trip-Hop.net : Docteur Maboul ou Docteur Jivago?

Il y a un super sample dans le Docteur Jivago, même si je ne vais pas l'utiliser: c'est la Chanson de Lara, une boucle énorme... Mais plutôt Maboul quand même...

Trip-Hop.net : Flocons de neige ou flocons d'avoine?

(rires) Définitivement de neige...

Trip-Hop.net : Ton dernier coup de gueule?

J'en ai tellement! Mais c'est souvent pour l'alimentation: la grande distribution m'insupporte, j'aimerais que les hypermarchés et supermarchés soient brûlés, je prône l'artisanat et le travail des producteurs, les circuits courts, je vomis le fait que les produits soient manufacturés et industrialisés, les marges de distributeurs... J'ai des coups de gueule sur la médiocrité qui m'environne! Les gens mangent mal, sans en avoir forcément conscience, alors qu'il suffit de peu pour refaire un bout de jardin: cette année, je ne mange que des pommes de terre que j'ai plantées et ramassées... C'est du temps, mais je boycotte les intermédiaires, je veux des vrais gens en face de moi... Quand par malheur, je me retrouve dans une file de supermarché pour un produit d'entretien ou du PQ, j'ai peur pour ces gens, ils achètent du marketing et de la charcuterie sous vide, je ne peux pas me résoudre à ça...

Trip-Hop.net : Jean-Pierre Coffe, sors de ce corps?

Ouais, il y a un peu de ça, sauf que je n'ai pas vendu mon âme à Leaderprice contrairement à ce gros fumier de Jean-Pierre Coffe!!

Trip-Hop.net : (rires!) Et ton dernier coup de coeur?

Deux films: Alabama Monroe à l'affiche en ce moment, qui est un grand, grand film, super triste, mais tellement beau, tellement bien joué... Et Hijacking que j'ai vu la semaine dernière...
La saison 8 de Dexter, la suite de Breaking Bad que j'attends avec impatience pour la saison 5...
Et mon coup de coeur musical de l'été : un pote m'a conseillé Apollo Brown, un super album de hip hop (ndr : page bandcamp)... Et le dernier Ghostface Killah qui est vraiment une boucherie...
Et mon dernier coup de coeur culinaire, ça restera la très bonne quiche lorraine que j'ai mangée ce soir, avec un jarret de porc fondant et des pommes au four magnifiques! (rires)

Propos recueillis par : Lacar.
 

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